La création de sens dans la relation psychanalytique au patient autiste

Publié en été 2015
par Bisagni Francesco

L’article présente des réflexions sur la théorie et la clinique de l’autisme infantile. Les modèles de la pensée psychanalytique qui sont ici discutés sont le concept de Soi primaire selon Michael Fordham et le concept d’archétype selon l’élaboration donnée par la psychologie analytique britannique. Les modèles post-kleiniens de la dimension- nalité psychique par rapport à la symbolisation sont aussi discutés dans l’article. L’auteur présente des séances analytiques avec un enfant autiste qui a commencé son analyse à l’âge de quatre ans. L’accent est mis sur la gestion du contre-transfert et sur l’utilisation de modèles théoriques pour soutenir la résilience de l’analyste aux prises avec les états non mentaux ou fortement désintégrés du patient.

Bisagni Francesco

Francesco Bisagni (Italie) est psychiatre, membre de la Society of Analytical Psychology (Royaume Uni) et psychanalyste de la National Association for the Advancement of Psychoanalysis (USA). Il a été formé à la thérapie d’enfants selon le programme de la clinique Tavistock (Londres). Il est didacticien et superviseur au Centre d’Études des Psychanalyses Contemporaine de Milan, Italie, où il vit et travaille. Il a écrit et édité des livres et a eu plu- sieurs articles publiés dans la plupart des revues psychanalytiques, dont The International Journal of Psychoanalysis, The Journal of Child Psychotherapy, et The Journal of Analytical Psychology.

Discussion

A maintes reprises, l’État a réglementé le port de la barbe et de la moustache au sein de la gendarmerie nationale. Ainsi, depuis la création de la Monarchie de Juillet jusqu’à à nos jours, une quinzaine de circulaires ministérielles ont été édictées à ce propos. Hormis la décision ministérielle du 22 août 1836 interdisant le port de la moustache aux gendarmes, de nombreux textes obligèrent ces derniers à la porter : de 1832 à 1836, de 1841 à 1866 et de 1914 à 1933 (date où le port de la moustache devient durablement facultatif). Ceci explique partiellement que, dans l’imagerie populaire le gendarme est souvent moustachu (image qui est également objectivement étayée par l’observation empirique quotidienne sur les bords des routes). Au cours du dix-neuvième siècle, plusieurs textes interdirent purement et simplement aux gendarmes le port de la mouche (petite touffe de poils au-dessous de la lèvre inférieure). A l’inverse, les circulaires ministérielles en vigueur entre 1844 et 1886 en imposèrent le port à tous les gendarmes en complément de la moustache, sauf dans le cas où ils portaient la barbe, bien évidemment. Les réglementations concernant la barbe ont été moins contraignantes : elle ne fut jamais obligatoire au cours des deux derniers siècles. Actuellement, le Règlement de discipline générale des armées autorise le port de la barbe et de la moustache, avec toutefois certaines restrictions. Ainsi par exemple, la barbe est inadéquate à l’emploi de certains équipements, comme le masque à gaz : le chef de corps peut alors l’interdire. De même, pour des questions d’hygiène et de commodité, barbe comme moustache doivent « être de coupe correcte et d’une longueur raisonnable ». Enfin, il est à noter que le gendarme désirant se faire pousser la barbe ou la moustache doit obligatoirement le faire lors « d’une absence de durée suffisante pendant laquelle il n’a pas à revêtir l’uniforme ». Les pattes sont quant à elles obligatoirement droites, de faible épaisseur et ne peuvent s’étendre au dessous de la moitié de l’oreille. Les femmes gendarmes, elles, doivent « se garder de toute fantaisie trop voyante et adopter une forme compatible avec le port du chapeau réglementaire, » sans pour autant « faire abstraction de la mode, » mais aucune indication précise n’est apportée quant à leurs poils.
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